By on 23 juillet 2014

Étape à venir

Étape #3 : Le Contre-la-montre individuel compte pour une demi-étape. Il aura lieu le jeudi matin, dès 8h15. Les coureurs partiront de la ligne de départ devant la cathédrale avant d’emprunter la 4e Avenue pour parcourir 5km. Ils feront alors demi-tour pour revenir à la ligne d’arrivée, le tout, le plus rapidement possible.

Étape #4 : La deuxième moitié de la journée sera consacrée au secteur de Malartic. Les coureurs partiront du Centre culturel et récréatif Michel Brière pour se diriger vers le Lac Malartic, qu’ils contourneront deux fois. Ils reviendront par la suite au point de départ, pour un parcours de 51,5 km. Le coup de départ sera donné à 18h15 et les coureurs devraient être revenus à bon port vers 19h30.

Faits divers

La nuit de dimanche à lundi aura été mouvementée pour une dizaine de personnes au Tour de l’Abitibi Desjardins. Imaginez la situation, à 2 h 30 du matin, un camion arrive directement de Montréal à la Polyvalente de la Forêt d’Amos. Le véhicule arrive avec environ 150 vélos à bord puisque plusieurs coureurs ont fait le trajet en autobus. Le véhicule était attendu tard en soirée par l’organisation, mais clairement pas aussi tard que ça. Les vélos devaient absolument être déchargés rapidement pour que le conducteur puisse repartir. Une partie de l’équipe du Tour s’est donc mise à l’oeuvre en pleine nuit pour retirer la précieuse cargaison. C’est en musique que la bande a travaillé au déchargement pendant de longues minutes. Heureusement, ils ont réussi leur mission spéciale grâce à l’aide d’entraîneurs et de mécanos de différentes équipes qui sont venus en renfort au beau milieu de la nuit.

Jour de gloire pour les enfants de la patrie

Plusieurs voyaient les Français comme de très sérieux prétendants aux grands honneurs du Tour de l’Abitibi 2014. Les cousins n’ont pas fait mentir les experts mardi soir en envoyant deux des leurs sur le podium. Partis de Rouyn-Noranda vers 16h30, quelques coureurs ont fait une chute à la suite de deux crevaisons. Comme l’incident s’est déroulé dans une zone neutralisée, qui ne comptait pas vraiment dans la course, l’organisation du Tour a permis à tous les impliqués de rejoindre le peloton, ce qui a entraîné un arrêt d’une dizaine de minutes.

À environ une trentaine de kilomètres de l’arrivée à Amos, deux coureurs ont décidé de prendre les rennes en s’échappant, soit le Français Rayane Bouhanni et le Danois Magnus Bak Klaris. Tous deux ont maintenu leur écart avec le peloton principal jusqu’à la fin, marquée par un sprint entre les deux athlètes, que le Français a remporté. Quelques secondes plus tard, un de ses coéquipiers, Léo Danes, a franchi la ligne d’arrivée pour donner un autre podium à la France. En terrain connu Bouhanni, qui connaît très bien le Danois, était tout sourire quelques minutes après l’étape. «Je connais une bonne saison et j’ai pas mal marché dans les compétitions jusqu’ici. Magnus et moi avons fait la Course de la Paix ensemble en République tchèque et c’est le contraire qui est arrivé alors. J’avais fini deuxième. Mais on s’entend bien ensemble. À la fin, nous avons donné tout ce que nous avions.» La journée sur les routes de l’Abitibi n’a pas été de tout repos pour les coureurs, alors que le vent s’est mêlé de la partie. «Ça a été une course très dure et il fallait bien gérer nos efforts pour s’assurer de finir. Je tiens à remercier l’équipe de France car je suis très bien entouré», a tenu à dire le jeune homme, qui était très heureux de voir un de ses coéquipiers monter sur le podium avec lui.

Deux maillots pour le vainqueur

Le Français Rayane Bouhanni a hérité des maillots brun et orange, respectivement à titre de meneur aux points et au temps. Le maillot à pois, remis au meilleur grimpeur, a été reçu par le Marocain Abderrahim Zahiri, alors que le bleu, qui souligne le meilleur coureur de première année de l’épreuve, a été octroyé au Danois Niklas Larsen.

Après deux jours de compétition, la présidente du Tour Suzanne Fortin n’avait que des éloges pour le déroulement. «La température est de notre côté malgré les menaces de pluie. Le comité d’organisation est très dynamique et motivé. Les équipes nous ont dit trouver l’accueil extraordinaire. Les coureurs se sont dits aussi très satisfaits de l’alimentation.»

L’Amossois qui a le mieux fait lors de cette première étape est Charles Roy, qui court pour l’équipe régionale IAMGOLD-Specialized. Samuel Périgny, qui court pour l’équipe Québec, a terminé
au 106e rang, alors que son compatriote Mathieu Roy a décroché le 124e rang. L’équipe du Québec a pour sa part pris le 10e rang du classement général. Jean-François Soucy, qui porte les couleurs d’équipe Canada, a terminé la course 118e, tandis qu’Olivier Proulx-Fournier, de Senneterre (IAMGOLD-Specialized), a franchi la ligne d’arrivée en 158e position.

Info-vélo

Les jambes rasées : mythe ou réalité?
Plusieurs personnes remettent en question l’utilité pour les cyclistes de se raser les jambes. Bien que cela n’aide pas vraiment à prendre de la vitesse, le rasage comporte plusieurs avantages. En premier lieu, cela facilite le traitement des blessures lorsque les cyclistes chutent. Le fait de ne pas avoir de poils diminue le risque d’infection, permet aux plaies de mieux cicatriser et facilite l’application de pansements. Deuxièmement, les jambes rasées sont idéales pour la massothérapie. En effet, les jambes lisses facilitent l’application de crème par les massothérapeutes et permettent aux huiles et différentes crèmes de mieux pénétrer. Finalement, c’est surtout une question de tradition et d’esthétisme pour les cyclistes qui aiment exhiber leurs jambes bien musclées !